jouer à la Deux, un cocktail détonnant d’organisation, de plaisir et d’ambitions

Entre études, travail et football, les jeunes joueurs de la deuxième équipe du SLO mènent une vie bien occupée. Ils font le point avec nous.

Eloignés des terrains depuis plusieurs semaines, les membres de la « Deux » du SLO conservent un quotidien animé, entre études, travail et vie privée. Trois jeunes Stadistes ont fait un peu de place dans leur emploi du temps pour se livrer sur leur parcours, l’ambiance au sein de l’équipe, leurs ambitions, leur quotidien avec le coronavirus ou encore leur lien avec Stade Lausanne Ouchy. La parole à Johannes Schwab (21 ans), capitaine de l’équipe, Martin Järmann (24), vice-capitaine, et Lirim Hajdini (18), récent transfuge du Team Vaud.  

  • Comment combinez-vous le foot et les études/travail ? 

Johannes: Je suis étudiant à l’EPFL. J’ai terminé mon bachelor HEC en orientation économie politique et suis actuellement en train de compléter ma formation avec un master en ingénierie financière. Concilier football et études en plus d’une vie privée demande beaucoup d’organisation et de rigueur. Je tiens généralement un plan de travail pour savoir quand je dois faire quoi. Il n’empêche que les choses prennent généralement plus de temps que prévu et je me retrouve régulièrement à travailler jusqu’à tard le soir. 

Martin: Je suis étudiant en architecture à l’EPFL, en dernière année. Faire du sport a toujours été un besoin pour moi, depuis tout petit. J’ai donc appris à combiner plusieurs activités à la fois, entre l’école et le foot, le tennis, et maintenant les études. Je continuerai forcément à faire du sport en emploi. C’est un équilibre à trouver, mais au final ce n’est pas si compliqué de combiner études et foot. C’est même positif de se rendre à l’entraînement pour mettre fin de manière claire à la journée d’étude. 

Lirim: Je suis en troisième année d’apprentissage d’employé de commerce au sein de la Ville de Lausanne. C’était difficile au début, mais j’ai fini par trouver un rythme entre le foot, les cours et le travail. A mon avis, la meilleure manière de pouvoir concilier tout ça et d’être bien organisé et de planifier ces semaines ! 

  • Le foot est-il une priorité ?

Johannes: C’est avant tout une passion. On peut considérer ça comme une priorité car il est nécessaire dans ma vie pour me vider la tête et me défouler après une longue journée à résoudre des équations, mais je ne suis pas tellement du genre à faire des concessions pour autant. 

Martin: Non, honnêtement ce n’est pas une priorité. Je le fais néanmoins sérieusement si je m’engage pour une saison avec une équipe. C’était une priorité plus jeune, mais maintenant c’est davantage du football plaisir que je recherche, même si les résultats restent tout de même importants. 

Lirim: J’ambitionne de devenir footballeur professionnel. Le football a donc toujours été une priorité pour moi, depuis mes cinq ans. 

  • Comment décrire l’ambiance dans l’équipe ? 

Lirim: L’ambiance dans l’équipe est très bonne. Nous travaillons sérieusement et nous sommes une équipe soudée. Nous partageons aussi beaucoup de délires et de moments drôles dans le vestiaire. 

Johannes: L’ambiance est bonne. Il y a généralement peu de tensions et nous formons un groupe qui rigole et qui vit bien. Tout le monde s’entend bien avec tout le monde même s’il y a bien évidemment des affinités. Ça n’évite pas qu’il y ait des prises de têtes mais elles sont oubliées aussi vite qu’elles sont arrivées! Je crois que c’est pour cette raison que le foot est important dans nos vies à tous: c’est un moment où on se réunit avec nos potes et où on oublie ce qui se passe en dehors du foot. 

  • Est-ce que vous vous voyez en dehors du foot ? 

Lirim: Oui, nous avons partagé un repas de soutien tous ensemble et sinon quelques dîners en plus petit comité. C’est important de se voir aussi hors football pour créer des liens. 

Johannes: Oui, même si il est rare que l’équipe soit réunie au complet. Je vois mes coéquipiers en dehors du foot, que ce soit lors de sorties ou pour aller faire du ping-pong, ils sont des amis et donc je prends du plaisir à passer du temps avec eux en dehors du terrain. Et je sais que mes coéquipiers se voient également entre eux en dehors du rectangle vert. 

  • Quelles sont les objectifs au niveau du collectif ? 

Lirim: Avant cette pause forcée, les objectifs principaux étaient de finir le plus haut possible dans le classement mais surtout de progresser tous ensemble. Il est important que notre deuxième équipe se rapproche le plus possible de la Une. 

Martin: J’aurais aimé répondre pour le deuxième tour. On avait plutôt bien fini le premier, et on était bien préparé physiquement, même si on manquait de jeu. Les dés sont à relancer pour la saison prochaine, on verra cela le moment venu. 

  • Et quelles sont vos ambitions personnelles ? 

Johannes: Personnellement, mes objectifs sont encore un peu flous. J’ambitionne de jouer dans des divisions plus élevées mais je ne sais ni où ni quand cette ambition se réalisera. Pour l’instant je joue et je m’amuse dans ce club, donc je ne me pose pas trop de questions. A voir comment les ambitions du club évolueront pour cette deuxième équipe ! 

Martin: Prendre du plaisir avec une équipe de potes en gagnant des matchs. Rien de plus, mais c’est déjà pas mal. 

Lirim: Mes ambitions personnelles sont de progresser jour après jour et de sans cesse chercher à me dépasser pour pouvoir améliorer mes capacités. Mon objectif est de devenir footballeur professionnel et je mets tout en place pour pouvoir y arriver ! 

  • Comment vivez-vous cette “pause forcée” ? 

Johannes: Pour l’instant, pas trop mal. On fait comme on peut pour s’occuper mais j’ai la chance d’avoir un jardin et des études pour m’occuper donc le temps ne me parait pas trop long. 

Lirim: Comme tout sportif, cette pause est très difficile. Néanmoins, il faut pouvoir garder la forme malgré ces circonstances.  

  • Comment rester en forme et s’occuper au quotidien ? 

Martin: Un peu d’exercice à la maison, et surtout de la course à pied, même s’il manque une balle après laquelle courir. Et des apéros, bien entendu, mais avec modération ! 

Lirim: Pour rester en forme, j’effectue un programme quotidien qui me permet de travailler tout le corps. J’ai la chance d’avoir de l’équipement sportif à la maison, ce qui m’aide aussi beaucoup à alterner les exercices. C’est très important de garder un bon rythme afin d’organiser ses journées et pouvoir trouver du temps pour les révisions, le sport et la famille. 

  • Que représente le SLO pour vous ? 

Johannes: J’ai commencé le foot au SLO. J’ai ensuite passé une partie de ma formation dans la cellule LFA jusqu’en M-13. Puis je suis revenu au SLO et depuis j’y ai toujours joué. Cela doit donc faire 8 ans que j’y joue. Le SLO est une sorte de famille dans laquelle j’ai toujours été bien traité et chouchouté. Le staff y est chaleureux et cela toujours été un endroit où je pouvais retrouver mes potes pour faire du foot. 

Lirim: Le SLO est une des toutes premières équipes que j’ai fréquentée, c’est un club qui représente beaucoup pour moi. J’y ai fait mes débuts à l’âge de 13 ans. Ensuite j’ai continué ma formation au sein du Team Vaud pendant 5 ans avant de faire mon retour au SLO en hiver 2019. 

Martin: C’est là que j’ai commencé à jouer petit, et où je suis récemment revenu. C’est un peu la case départ, la maison, même si les coéquipiers ne sont plus les mêmes. Je ne crois pas que j’irais jouer ailleurs ! 

  • Qu’est-ce que vous aimez au sein du club ? 

Lirim: J’aime énormément ce côté famille que représente le SLO. Nous sommes un club très soudé et les liens entre les dirigeants, le staff, les entraîneurs et les joueurs, sont très forts. 

Martin: Son cadre, le fait qu’il soit sur le chemin du retour de l’EPFL, et certaines têtes qui n’ont pas changé depuis des années ! 

  • C’est une saison historique pour le SLO et sa première équipe en Challenge League. Avez-vous pu la suivre depuis le bord de la pelouse ? 

Martin: A Nyon, non. C’est vraiment dommage que les matchs ne se jouent pas à Samaranch, j’y serais pour sûr plus souvent. 

Lirim: Le fait que notre première équipe joue à Nyon est assez difficile à digérer. Quand les matchs sont en semaine, aller les voir est quasiment impossible. Mais lorsque les dates ne chevauchent pas nos matchs du week-end, je vais les voir avec beaucoup de plaisir. 

Johannes: Cela m’arrive d’aller voir des matchs même si les voyages jusqu’à Nyon sont parfois un peu embêtants. 

  • Quelle vision avez-vous de la première équipe ? 

Johannes: Pour la plupart d’entre nous, la Une est un peu une sorte de rêve. Pour tout joueur de foot, atteindre le niveau de la Challenge League est un accomplissement qui nous fait tous rêver, même si l’on sait que l’écart de niveau est grand. 

Lirim: La première équipe représente beaucoup pour moi. Leur parcours en Challenge League me rend très fier. C’est clairement un objectif pour moi de pouvoir atteindre ce niveau un jour.