william le pogam, le sourire au service de l’équipe

Arrivé en début de saison, le défenseur de 26 ans fait désormais partie des routiniers de l’arrière-garde stadiste. Portrait d’un joueur dont l’état d’esprit colle parfaitement à la philosophie du club.

Arrivé cet été, William Le Pogam s’est rapidement imposé comme l’une des recrues phares du FC Stade Lausanne Ouchy. Comptant déjà une certaine expérience dans le monde professionnel avec des passages en Espagne (Rayo Vallecano, Toledo) et dans d’autres clubs Suisse (Servette puis Xamax), le défenseur formé à l’Olympique Lyonnais et Guingamp apportait ainsi son bagage au service du club et de l’équipe. Une arrivée que l’intéressé explique: «J’ai choisi le SLO car je connaissais bien le directeur sportif, Hiraç Yagan, pour avoir joué avec lui à Servette. C’est un projet attrayant, dans un club familial. C’est parfait pour me relancer après un passage en Super League où j’ai été souvent blessé et où j’ai peu eu de temps de jeu».

La Super League, un niveau que le latéral français aimerait bien retrouver un jour. «En Super League tu te sens vraiment professionnel. Les stades sont plus grands, il y a la télévision… c’est un objectif de la retrouver, pourquoi pas avec un autre club ou même ici avec Stade Lausanne Ouchy» avoue William. Le SLO dans l’élite ? Chaque chose en son temps. La saison actuelle reste la priorité de chacun et Le Pogam en tire beaucoup de positif. «Je me sens bien ici. C’est un environnement qui change de ce que j’ai eu avant, à Servette ou Xamax où les choses étaient plus structurées, plus professionnelles. Ici, on a un petit côté amateur qui fait du bien car il permet de garder les pieds sur terre. Il y a un groupe avec une super ambiance et on vient à l’entraînement avec le sourire».

"Le Lion ne vole pas avec l'aigle argovien"

Exigence et travail

Mais comme tout Lion, William a faim. Et si le longiligne défenseur a beau retrouver son rythme, réaliser une bonne saison et participer aux résultats de l’équipe, il n’est pas satisfait pour autant de ses performances «Je suis assez peu satisfait, simplement car je suis très exigeant envers moi-même. J’essaie de trouver comment améliorer mon niveau, pour apporter encore plus à l’équipe» confesse-t-il. Un appétit qui l’habite depuis tout jeune. «Comme beaucoup d’enfants, je n’avais pas spécialement envie d’aller à l’école, je voulais jouer au ballon! Et à tous les jeunes du SLO et d’ailleurs, je leur dis de continuer à rêver et d’y croire. Mais, à mon âge, je leur dirais quand même aussi de ne pas négliger la partie scolaire», explique-t-il empreint de lucidité.

«Willy est un gars très doué, combatif et à l’aise techniquement. Dans le vestiaire, c’est un coéquipier chambreur mais aussi très professionnel»

La lucidité, William en a eu besoin. Peinant à percer au haut niveau, puis victime de blessures récurrentes alors qu’il venait de rejoindre la Super League et Xamax en 2018, le latéral a dû apprendre de quelques coups durs pour grandir. «Ces expériences t’endurcissent. En arrivant à Xamax, je sortais de deux bonnes saisons avec Servette en Challenge League, où j’avais été élu meilleur latéral. Et la blessure est arrivée. Le foot, c’est comme ça. Et c’est dans ces moments-là qu’il ne faut pas laisser tomber, se dire que c’est reparti et s’y remettre».

Si William fait preuve d’une certaine adresse sur les terrains de football, le joueur, né à Hyères, non loin de Marseille, confie également être à l’aise sur une piste de pétanque. Mais c’est Christopher Mfuyi, un des compères de William dans l’arrière-garde stadiste, qui nous parle un peu plus de celui qui fut aussi son coéquipier à Servette entre 2016 et 2018. «Willy est un gars avec un parcours très intéressant. C’est un garçon très doué, footballistiquement et il est aussi polyvalent. C’est quelqu’un de combatif et à l’aise techniquement», observe Christopher Mfuyi. «Dans le vestiaire, c’est un coéquipier chambreur mais aussi très professionnel. Il s’occupe beaucoup de lui, mais c’est aussi un bon vivant, toujours prêt à rigoler».

Enfin, on ne pourrait parler du numéro 77 lausannois sans évoquer le sempiternel débat qui entoure sa personne et agite le vestiaire stadiste depuis son arrivée. William Le Pogam sait-il «tchiper» (envoyer un petit ballon piqué)? Si Willy semble assez sûr de lui en répondant qu’il en est capable, plusieurs coéquipiers émettent des doutes… La réponse lors d’un prochain match?