yanis lahiouel, la force mentale
du lion

Après un début de saison compliqué sur le plan personnel, Yanis Lahiouel a enfin débloqué son compteur fin novembre face à Chiasso. Un but qui fait du bien, pour lui comme pour le reste de l’équipe.

,A Vidy depuis début 2018, Yanis Lahiouel est une tête connue des suiveurs du FC Stade Lausanne Ouchy. Formé à Evian Thonon Gaillard, puis passé par Lancy, Bavois et Yverdon, l’attaquant a pas mal voyagé avant de poser ses crampons sur le terrain de Samaranch. Meilleur buteur de Promotion League lors de la saison de la montée (27 matchs, 22 buts), il découvre pour la première fois le monde professionnel, en même temps que son club.

«Ça change du monde amateur. Il y a plus de niveau, plus de moyens. C’est un plaisir pour moi, explique Yanis. Il y a de grosses équipes ici, comme Grasshopper ou le Lausanne-Sport. C’est deux, trois crans au-dessus de la Promotion League», poursuit-il. Une grande différence de niveau auquel il faut pouvoir s’adapter. Auteur d’un seul but depuis le début du championnat, l’avant-centre n’est pas satisfait de son rendement, face à des défenseurs qu’il décrit comme «plus solides et plus costauds».

Une première partie de saison compliquée, à l’image de l’ensemble de l’équipe. «Au début, ça se passait bien. On a perdu quelques matchs mais on dominait et jouait bien. Puis on a eu une série de victoires et maintenant on traverse une mauvaise période. Depuis quelques mois, on va pas se mentir, avec huit matchs sans victoire, c’est forcément plus difficile», raconte le natif d’Annecy. Deux phases bien distinctes dans ce championnat, difficiles à expliquer. «On a eu quelques défaites puis on est entré dans une spirale négative», analyse Yanis. La loi des séries, donc. Mais Lahiouel et ses coéquipiers ont bien entendu la solution pour se sortir de cette mauvaise passe. Celle-ci passe par le collectif, comme l’explique l’attaquant stadiste. «Il faut être solidaires. Travailler ensemble, se battre ensemble. Il faut aussi être déterminés et avoir confiance en soi et en l’équipe».

«Ce but m’a donné beaucoup de confiance. Je l’attendais depuis longtemps. Il m’a libéré et m’a fait beaucoup de bien. Et je pense qu’il va aider l’équipe aussi, c’était une réussite importante»

Une confiance qui revient peu à peu. Comme le montrent le bon point pris à Chiasso ainsi que la belle prestation à domicile face à Grasshopper, le SLO est sur la bonne voie pour retrouver le chemin de la victoire. A l’image de Yanis Lahiouel, qui se sent mieux depuis qu’il a débloqué son compteur personnel au Tessin. «Ce but m’a donné beaucoup de confiance. Je l’attendais depuis longtemps. Je n’ai pas eu trop de chance jusqu’à maintenant, j’ai touché quelques fois les montants. Il m’a libéré et m’a fait beaucoup de bien. Et je pense qu’il va aider l’équipe aussi, c’était une réussite importante», confesse-t-il. La machine devrait donc se mettre en route pour un joueur qui en veut toujours plus. «Je suis attaquant, donc mon objectif est de marquer toujours plus de buts. Pour moi et pour l’équipe, c’est important», poursuit celui qui a pour objectif d’atteindre la Super League.

Mais l’avant-centre est pragmatique: il sait que pour aller loin, il faut des ressources mentales. Fort heureusement, grâce à un parcours qu’il décrit lui-même comme «atypique», ce sont des ressources dont il dispose en grande quantité. «Ma force c’est le mental. Je ne vais jamais rien lâcher. Je suis quelqu’un qui donne toujours tout jusqu’à la fin pour aider mes coéquipiers. C’est aussi parce que, personnellement, je reviens de loin. Quand je suis sorti de l’Evian Thonon Gaillard, j’ai fait six mois de chômage et j’ai ensuite beaucoup changé de club. Mais depuis, je suis arrivé ici, à Stade Lausanne Ouchy, où j’ai enfin pu atteindre le monde professionnel que je cherchais depuis des années», conclut Yanis.

Une force mentale qui pourrait bien permettre au SLO de faire le plein de points. Dès dimanche, à Winterthour ?