Deuxième de son groupe de Coca-Cola Junior League, l’équipe de juniors B inter du SLO peut tirer un bilan positif de cette première moitié de saison, remplissant au passage ses objectifs dans la formation des jeunes Lions.

Photos: Alain Schmitz et Axel Testuz

L’équipe B inter du FC Stade Lausanne Ouchy est bien connue en Suisse romande. Trustant régulièrement le haut du tableau (première place en 2018, deuxième place en 2019), l’équipe se montre une nouvelle fois à la hauteur de ce championnat cette saison (deuxième et à une seule unité du premier). Pourtant, les résultats importent au final assez peu pour l’entraîneur Hicham Kadoum. «Le rôle primordial est l’évolution de ces jeunes, avant de parler résultats, classements ou finales suisses. Le but est de les amener le plus haut possible.» Un objectif en adéquation avec la philosophie de club formateur du SLO, les B inter étant amenés à garnir plus tard les rangs de la deuxième équipe, et pourquoi pas la première, si la possibilité se présente.

Cette philosophie amène les entraîneurs à ne pas mettre trop de pression sur les jeunes joueurs (génération 2003-2004) qui composent cette équipe. Mais ceux-ci ont tout de même une certaine envie de gagner: le championnat de Coca-Cola Junior League – dit «semi-élite»sert d’antichambre aux ligues regroupant les grands centres de formation du pays et regorge de formations de Romandie.

Les jeunes compétiteurs veulent donc y démontrer l’étendue de leur talent. «La pression, les jeunes se la mettent tout seuls. En tant qu’entraineur, on est là pour désamorcer le tout. Mais on reste tous des compétiteurs dans l’âme: être champions et disputer les finales, c’est la cerise sur le gâteau», explique Hicham, qui est à la tête de cette équipe depuis maintenant trois saisons.

Jeunes à l’écoute

Et les vainqueurs ont de quoi être satisfaits de leur début de saison: deuxièmes du classement à un point du leader Martigny-Sports, les Stadistes tirent un bilan positif de ce début de saison. «On a de la chance d’avoir des jeunes qui s’investissent énormément. Il y a rien à redire, ils sont à l’écoute, il n’y a pas de problème de discipline. On ne parle pas des finales entre nous mais on sait que les joueurs le font entre eux: ils veulent laisser une trace derrière eux, sous la forme d’une participation aux finales», précise le coach. Des jeunes motivés à apporter collectivement quelque chose pour le club: quoi de plus normal dans une équipe composée à 70% de joueurs ayant fait leurs classes à Vidy ?

«Ici, les gens sont presque comme une famille. Dans chaque équipe où j’ai évolué, on ne voyait pas de rivalités entre coéquipiers. On s’y fait des amis»

Le capitaine de cette formation, Livio Desogus, 16 ans, défenseur central et capitaine, fait partie de ces jeunes embrassant cet esprit d’équipe. Ayant fait ses débuts au nord de Lausanne, d’abord avec le Racing puis avec les juniors du Lausanne-Sport, il est présent au SLO depuis environ six ans. «Ici, les gens sont presque comme une famille. Dans chaque équipe où j’ai évolué, on ne voyait pas de rivalités entre coéquipiers. On s’y fait des amis», raconte Livio, qui apprécie le côté humain du club mais vante aussi l’aspect sportif. «Je suis toujours tombé sur des entraîneurs qui prônent l’évolution des joueurs. J’ai pu améliorer mon style de jeu et aujourd’hui je suis capitaine de la B inter, ce n’est pas rien non plus. Je le dois à tous les entraîneurs que j’ai eus», poursuit le jeune «capi» de cette équipe, qui, comme ses coéquipiers, jongle entre football et études.

En pleine école de maturité au gymnase, Livio ne se voit pas quitter le SLO dans l’immédiat. «On voit que la première équipe est en Challenge League. Il y a des perspectives avec eux, et aussi avec la 2e équipe qui a un bon niveau en 2e ligue» précise le défenseur central. Hicham, de son côté, souhaite se perfectionner en tant qu’entraineur. Actuellement détenteur d’un diplôme C+, il souhaite obtenir le diplôme B et progresser dans son job de coach. Place maintenant à la pause hivernale pour Hicham, Livio et toute l’équipe. Le retour aux terrains se fera en mars, avec la même idée derrière la tête: jouer, progresser, et pourquoi pas une participation aux finales?