«Je n’avais jamais vu une ambiance pareille dans un vestiaire»

En marge de la pause internationale, découvrez le portrait de Karim Gazzetta. En toute honnêteté, notre milieu de terrain de 24 ans évoque son parcours, la situation de la première équipe et ses objectifs personnels.

Parmi les joueurs ayant rejoint les rangs du FC Stade Lausanne Ouchy cet été, Karim Gazzetta fait partie des têtes connues des suiveurs assidus du football suisse. Passé par le centre de formation de Servette et ayant évolué deux saisons à Winterthour, disputant près d’une centaine de matchs de Challenge League avec ces deux formations, il poursuit donc son chemin au deuxième plus haut niveau helvétique avec Stade Lausanne Ouchy.

Et il est venu pour une bonne raison. «L’équipe en place m’a poussé à venir ici, raconte Karim. Je savais que c’était un bon groupe, avec un coach qui travaille bien et l’objectif de s’installer en Challenge League. Il y a aussi le fait que j’ai repris une formation. C’est un tout et je suis convaincu qu’il y a moyen de faire quelque chose de bien à SLO», explique l’intéressé. Associer le football et une activité auxiliaire, c’est aussi une manière de fonctionner qui change de ce qu’il avait connu dans son parcours jusqu’ici.

«Il faut travailler, y croire à fond. Je pense que la moitié de l’équipe ici ne pensait jamais jouer dans une ligue professionnelle un jour, mais avec le travail tout est possible.»

A Vidy, le milieu offensif s’est bien adapté à son nouvel environnement. En tant qu’habitué de la division et nouveau venu, il porte un regard différent de ceux qui sont au club depuis plusieurs années et découvrent le monde du football professionnel. «Je suis surpris en bien. Le club apprend à se familiariser avec cette ligue, forcément qu’il y a encore beaucoup d’améliorations à faire, mais ça viendra petit à petit», explique «Gazzett’», qui a également été surpris par la mentalité au sein du groupe. «Je n’avais jamais vu une ambiance comme ça dans un vestiaire. C’est presque trop gentil par rapport à ce que j’ai vécu, des environnements où c’était plus «perso». J’ai l’impression qu’on est tous ensemble et qu’on tire tous à la même corde», poursuit-il franchement.

Timide mais volontaire

Un esprit d’équipe d’autant plus important lorsque les Lions traversent une phase difficile d’un point de vue comptable comme c’est le cas en ce moment. Peu habituée à enchaîner les mauvais résultats, la troupe de Binotto doit trouver une solution. Et Karim Gazzetta, qui a lui aussi subi des coups durs et des moments difficiles dans sa carrière, peut apporter ses qualités pour aider le SLO à se sortir de cette mauvaise situation. «Je suis quelqu’un de timide, je ne vais pas forcément prendre la parole dans le vestiaire pour motiver les troupes.. Mais mes qualités sportives vont aider le club, j’en suis convaincu. Même si actuellement je suis encore un peu déçu de moi, parce que je n’apporte pas assez sur le terrain», explique-t-il.

Pourtant, en étant auteur de trois buts et d’une passe décisive en championnat cette saison, Karim fait partie des meilleurs détonateurs offensifs de cette équipe stadiste. Mais ce lion est affamé et ne se satisfera pas du minimum syndical pour aider les rouge et blanc à retrouver des couleurs.

Et si le lion est affamé de réussite collective, c’est qu’il a les dents longues. Il faut dire que malgré un parcours semé d’embûches, Karim n’a que 24 ans et compte bien jouer en Super League un jour. Et pour y arriver, il applique des fondamentaux qui peuvent être utiles aux jeunes joueurs, nombreux au Stade Lausanne Ouchy: «Il faut travailler, y croire à fond. Je pense que la moitié de l’équipe ici ne pensait jamais jouer dans une ligue professionnelle un jour, mais avec le travail tout est possible.» Persévérer. Un conseil simple et on ne peut plus adapté à la situation du SLO.