Bras droits d’un club en pleine évolution

Domptant une nouvelle ligue cette saison, le FC Stade Lausanne Ouchy peut compter dans ses rangs deux entraîneurs assistants enthousiastes et à l’aise dans leur travail.

Durant les pauses internationales, on ne s’arrête pas de travailler du côté de Samaranch. Alexandre Badibanga et Marcos Carballo, les deux assistants du coach Binotto, sont déjà présents au stade bien avant le rendez-vous donné pour l’entraînement. «Le rôle de l’assistant est de faire le relai entre le coach et les joueurs. Il encadre également l’équipe pendant les entraînements, s’occupant de tâches spécifiques que l’entraîneur principal lui a déléguées», explique en introduction Marcos Carballo, qui de son côté gère l’encadrement tactique de la formation.

Alexandre Badibanga, ancien attaquant, a surtout comme tâche de coacher les éléments offensifs. Des postes bien précis, qui s’expliquent notamment par la spécialisation du staff technique survenue avec la montée en Challenge League. «C’est une adaptation majeure de passer du monde amateur au monde professionnel. On est passé de trois à six membres dans le staff, avec une diversification des rôles. C’est le plus gros changement, le travail est beaucoup plus pointilleux, il y a plus de détails», explique Alexandre Badibanga. Des ajustements qui ont également des conséquences pour les joueurs, qui peuvent être plus spécifiques dans leurs demandes et par conséquent bénéficier d’un soutien plus en profondeur.

«On est passé de trois à six membres dans le staff. C’est le plus gros changement, le travail est beaucoup plus pointilleux,»

Cette adaptation est nécessaire pour un club comme le SLO et certains de ses éléments, qui découvrent le monde professionnel et la Challenge League pour la première fois. À un si haut niveau, on se doit de porter une attention maximale à chaque détail, ce qui nécessite un engagement plus grand de la part des joueurs. «Nos gars font plus attention à la nutrition, aux heures de sommeil. Les autres équipes ont plus d’entraînements, sont plus suivies, poursuit Alexandre Badibanga. Leurs joueurs sont à 100% dans le foot, ce qui n’est pas totalement notre cas. Chacun doit donc faire de son mieux pour être prêt pour le match».

Fidèle aux valeurs

Alexandre est bien placé pour évoquer cette évolution que prend le SLO. Présent au club depuis 8 ans, il a d’abord fait parler son talent devant les cages adverses avant d’épauler Andrea Binotto dès 2015, alors que l’équipe jouait en 1re ligue. Il ne cache pas ses ambitions personnelles ainsi que son désir d’aider les Lions à atteindre leurs objectifs. «J’aimerais pouvoir faire mon poste d’assistant à 100%, en tant que professionnel. Le but c’est toujours d’aller le plus haut possible, étape par étape, d’évoluer soi-même et aussi de faire avancer le club».

Faire avancer le club, c’est le mot d’ordre pour une personnalité qui est resté fidèle au Stade-Lausanne-Ouchy et à sa philosophie. «C’est ce qui fait notre force. Tout le monde est proche, que ça soit staff, joueurs, dirigeants… c’est un côté familial qui nous assure une bonne cohésion sur le terrain.»

Des propos que confirme son collège Marcos Carballo. Arrivé sur les rives du Léman cet été en provenance d’Yverdon-Sport, il confie avoir été frappé par cette dimension familiale. «Il y a une ambiance chaleureuse entre les membres du club. Ça n’a pas forcément été très facile de trouver sa place au sein d’une formation où tout fonctionne bien. Mais j’ai été bien accueilli et maintenant je me sens vraiment très à l’aise» explique Marcos, qui ajoute encore que tout le monde y met du sien pour que l’équipe progresse. «On y va étape par étape. On doit d’abord se maintenir dans cette ligue puis une fois qu’on est bien installé, on va se montrer ambitieux. Après tout, sur ces huit dernières années, le SLO a très peu connu ne pas être dans la première partie de tableau».